Nous cultivons les tomates, aubergines, concombres, légumes verts et plus encore sur les toits dans les villes et nous le faisons de façon durable, en utilisant le moins d'énergie et sans ajouter des pesticides synthétiques.Ceci signifie aussi que vous savez exactement d'où provient votre nourriture. Nous cultivons tout sur commande, la journée même de la livraison ce qui garantit une fraîcheur indéniable.


L’eau potable est précieuse et nous ne voulons surtout pas contribuer à la rendre encore plus rare. Nos fermes sont équipées de gouttières permettant la récupération de l'eau de pluie. Nous pouvons ainsi minimiser la quantié d’eau utilisée enprovenance de la ville.Nous utilisons des méthodes de culture hydroponique ainsi qu’un système nous permettant de recirculer 100% des eaux d’irrigation. Cela représente une réduction pouvant variée entre 50 et 90% d’eau par rapport à un système ne pratiquant pas la recirculation.Notre première ferme située à Montréal agit en fait comme une "zone tampon" autour de la serre. En effet, le système de collecte des eaux réduit la quantité d'eau devant être absorbée par le réseau de collecte des égoutsÂ
Les insectes : dès qu'on cultive, on les attire. Tout fermier, qu'il soit en ville ou à la campagne, doit contrôler la présence des insectes nuisibles. Nous savons aussi que certains pesticides, herbicides et fongicides sont liés à de sérieux problèmes de santé et pour nous, ils ne font pas partis de la solution. Aux Fermes Lufa, nous utilisons des contrôles biologiques pour vaincre les insectes nuisibles. Cela nous permet de produire des légumes sans pesticides, herbicides et fongicides synthétiquesLes contrôles biologiques des ravageurs est une méthode de gestion des parasites qui se base sur des comportements observés en milieu naturel parmi les organismes vivants. Les agriculteurs du monde entier utilisent de telles méthodes depuis très longtemps et ces techniques ont été développées aux Pays-Bas (tout particulièrement par Koppert, où ils sont basés). En utilisant des contrôles biologiques et en maintenant la propreté des serres, nous sommes en mesure de cultiver des aliments sains et nutritifs. Plus précisement nous relachons des insectes bénéfiques dans les serres pour combattre des insectes ravageurs. Les coccinelles, par exemple, sont introduites dans les serres pour aider à limiter les populations de pucerons qui endommagent les plants en se nourrissant de leur sève. Nous utilisons plusieurs types d’insectes pour en combattre de nombreux autres et nous avons développé un logiciel de lutte biologique nous permettant d’assurer que nos produits sont sains et délicieux.Â
Les bonnes terres cultivables disparaissent rapidement. Si elles n’ont pas été transformées en stationnements ou en aires commerciales, elles ont subi l'effet polluant d'une utilisation à outrance de pesticides et d'herbicides synthétiques. Pour assombrir le tableau, de précieuses forêts ont été rasées pour faire place à des terres agricoles. À long terme, personne ne sort gagnant de cette situation…Nous avons moins de terres, mais plus de bouches à nourrir. Tandis que la population mondiale continue d'augmenter, la superficie de terres arables disponible diminue. En cultivant sur les toits, nous récupérons des terres perdues pour en faire des espaces productifs. Notre ferme prototype de 31 000 pieds carrés permet d'approvisionner quelques 2000 personnes en produits frais, sains et nutritifs. Nos futures serres produiront et nourriront encore davantage de gens. En fait, selon nous, tous les toits de la ville devraient servir à nourrir la population! Notre ferme démontre qu'il est possible et viable de le faire.
Réduire notre consommation d'énergie et de carburants fossiles est partie intégrante d'une agriculture responsable. Oui, nous utilisons du gaz naturel pour chauffer notre serre lors de nuits froides hivernales. Par contre, comme nos serres sont sur des toits, elles nécessitent qu’une fraction de l’énergie par rapport à une installations serricole au sol. De plus, nos aliments ne sont pas réfrigérés et sont transportés sur de très courtes distances avant d'arriver dans l’assiettedu consommateur.Â
Une serre Un des avantages à être en ville, en plus d’être près des consommateurs, c’est que les températures moyennes sont généralement plus élevées qu'à la campagne. Dans tous les cas, une serre a surtout besoin de chauffage la nuit.Â
Nous réduire l’apport nécessaire, nous utilisons des rideaux thermiques qui lorsque déployés pendant les nuits froides, ils isolent la serre et aident à maintenir la précieuse chaleur accumulée durant la journée, le tout contribuant à réduire les besoins en chauffage.
Puis, en vendant nos produits directement aux consommateurs de la ville et en leurs livrant les aliments à divers points de cueillette, nous réduisons de façon drastique l'énergie qui serait utilisée pour l'emballage conventionnel des produits, leur transport, leur réfrigération et leur entreposage dans une épicerie locale.
Finalement, la respiration de l'ensemble des plantes de la serre représente une immense surface d'évaporation, laquelle rafraîchit l'air et aide à réduire l'effet d'îlot de chaleur produit par les toits goudronnés.
Tout cela n'est que le commencement. Les prochaines serres des Fermes Lufa seront beaucoup plus grosses que notre première serre, rue Antonio-Barbeau. Nous pensons opter pour le chauffage à la biomasse. Celui-ci consiste en l'utilisation de plantes recyclées et de fibres de bois et contribuera à optimiser encore davantage l'énergie lors de la mise en place de nouvelles fermes urbaines.
Au Canada, les dépotoirs sont les plus grands producteurs de méthane, un gaz à effet de serrepuissant dont le facteur réchauffant est 21 fois plus élevé que le CO2. Lesdéchets organiques (ou "verts") qui terminent dans ces dépotoirscontribuent à ce phénomène polluant en plus de se mélanger à des produitschimiques toxiques, des pesticides, des médicaments et d'autres produits nocifsqui produisent des lixiviats. Ceux-ci contribuent à la contamination des nappesphréatiques. Aux Fermes Lufa, nous compostons nos déchets verts de façon à produire un compost de première qualité qui soit 100% local, végétalien et pouvantrevitaliser les jardins et les espaces verts de la communauté montréalaise.
Contrairement à une ferme conventionnelle où les déchets verts peuvent s'accumuler sur le solen andain (une bande continue de fourrage laissée sur le sol), les Fermes Lufadoivent composer avec un espace urbain limité. Puisque Montréal, comme denombreuses villes, n'a pas de système de collecte du compost pour tous lesarrondissements, nos options de gestion responsable des déchets verts sontlimitées. Pour vaincre cet obstacle, nous avons décidé de composter nos déchetsà même le sous-sol de l'édifice sur lequel est posée notre serre. En effet,nous utilisons un composteur industriel à cuve rotative nous permettant decomposter presque tout : feuilles des plants, légumes pourris, papier desbureaux et restants de table. Le compost urbain de grande qualité qui enrésulte est ensuite utilisé pour les fines herbes en pots, donné à des jardinscommunautaires et maintenant vendu à nos abonnés dans un sac 100% compostable.